Programmation culturelle

Centre Jacques Brel

Conférence en Histoire de l’Art animée par Catherine Koenig, conférencière nationale

 

Samedi 10 octobre 2020 à 14h30 – petite salle du théâtre, boulevard Foch (Thionville) 
Dans la limite des places disponibles – réservations au 03 82 56 12 43

 

Les estampes japonaises et le Japonisme

 

L’art des estampes japonaises est un art subtil où, avec délicatesse et célérité, le peintre saisit la vie, les gestes spontanés, les moments éphémères. De ses dessins à l’encre sur des albums (mangas en japonais), l’artiste tire des estampes gravées sur bois. Ces estampes colorées révèlent le monde japonais alors fermé au monde occidental. En 1855, commence l’ère Meiji, et l’empire du milieu s’ouvre au commerce et à la culture occidentale. Vers 1850-1860, les premiers bateaux occidentaux entrent à Edo, l’ancienne Tokyo. Ils ramènent kimonos et porcelaines emballés dans les mangas achetés quelques séns sur les ports. L’art japonais, en décadence dans sa patrie prend racine dans les arts décoratifs, l’architecture, la mode et l’avant-garde picturale. Cet art polymorphe et complexe va nourrir toute la création occidentale pendant une vingtaine d’années. Du style Art Nouveau aux affiches de Mucha, des peupliers de Monet aux lithographies de Bonnard, le japonisme va irriguer une grande part de la création occidentale.

Photo : Hiroshige. Averse sur le pont Ryôgoku. Gravure/B. 34 x 22. C. P. Paris. 1857

 

Samedi 5 décembre 2020 à 14h30 – petite salle du théâtre, boulevard Foch (Thionville) 
Dans la limite des places disponibles – réservations au 03 82 56 12 43

 

Monet, peindre les effets de lumière

 

Claude Monet, fils de petits commerçants du Havre, rencontre Eugène Boudin par hasard, chez le marchand de couleur. Le vieux maître lui apprend à regarder la mer, à saisir la lumière et ses effets changeants sur la Manche. Arrivé à Paris, il préfère l’Académie Suisse où les cours sont libres aux Beaux-Arts qui l’étouffent. Il y rencontre Pissarro, Renoir, Sisley, Cézanne. Très vite, il les incite à travailler sur le motif, en plein air pour peindre la lumière. Monet peint vite, parle peu, écrit moins encore. Mais sa peinture parle pour lui, elle rend visibles les modulations de l’atmosphère, les lumières crues de l’herbe de mai, les verts émeraudes de la forêt en août, les reflets bleutés de la neige fraîchement tombée, les carpes koï qui sautent dans l’étang de Giverny au crépuscule.

Photo : Monet. Le Bassin aux Nymphéas, harmonie verte. H/T. 92,5 x 89,5. Musée d’Orsay, Paris. 1899

 

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