Programmation culturelle

Centre Jacques Brel

Conférence en Histoire de l’Art animée par Catherine Koenig, conférencière nationale

 

 

Samedi 11 décembre 2021 à 14h30

 

Le Surréalisme créateur – Les métamorphoses du hasard

 

Max Ernst et Hans Arp explorent les possibilités du collage, et cherchent un au-delà du visible. Hans Jean Arp aime traquer le hasard dont les fruits saugrenus, souvent poétiques, se cristallisent dans l’oeuvre d’art. Il refuse la ligne droite, cherchant à définir les formes qui paraissent issues d’une croissance intérieure, comme si l’artiste ne faisait qu’aider à les révéler. Max Ernst écoute le végétal qui cache sous son écorce des figures imaginaires. Loplop, double de l’artiste, dévoile avec humour et pertinence son inconscient créateur tout en sachant que les pulsions libérées sont quelquefois porteuses d’une troublante perspicacité. Miró, réinvente la ferme de son enfance où il puise les sources de son inventivité plastique. Il expérimente toutes possibilités de jeux entre lignes et couleurs.

Dans la limite des places disponibles – réservation au 03 82 56 12 43 ou à l’adresse contact@centre-jacques-brel.com (possibilité de suivre la conférence en ligne et en direct) 

 

Samedi 26 février 2022 à 14h30

 

Images du corps

De la Renaissance aux Lumières

 

L’émergence du corps moderne a connu de nombreuses traversées. Au tournant de la Renaissance, le corps et l’image que l’on se fait de lui se transforme. Sous le scalpel des chirurgiens, il devient objet d’étude. On l’ouvre pour comprendre sa mécanique. Dans le miroir, il devient introspectif, porteur d’une intériorité psychologique où pointe l’individu. Contrôlé par l’étiquette de la cour, le corps se redresse, s’engonce dans des corsets qui le rigidifient et l’isole. Le noble repousse avec dégoût des corps des humbles qu’il juge ignoble. Sous la férule du confesseur, le corps dévié,t interdit et tabou. Sous le regard séducteur, le corps se dénude et devient objet du désir. Écartelé entre l’essor de l’individu et l’omniprésence de la sphère collective, le corps dans toutes ses dimensions témoigne du renouveau de la place de l’homme dans la société.

Dans la limite des places disponibles – réservation au 03 82 56 12 43 ou à l’adresse contact@centre-jacques-brel.com (possibilité de suivre la conférence en ligne et en direct) 

 

Samedi 11 juin 2022 à 14h30

 

Images du corps

Au XIXe et XXe siècle

 

Au XIXe siècle, l’image du corps révèle les changements de la société après les bouleversements de la Révolution et de l’Empire. La bourgeoisie entend contrôler les corps, qu’il soit corps de la femme, corps de l’ouvrier, corps du paysan. Les règles sociales imposent la réserve, la politesse, la distance sociale. Les robes s’arrondissent jusqu’à la crinoline, le corset enserre le buste jusqu’à empêcher de respirer. Les vêtements noirs soulignent la rigueur morale et le respect de conventions ou chacun reste à sa place. Au XXe siècle, les mutations sociales et culturelles font exploser les carcans sociaux. Les robes et les cheveux se raccourcissent, les silhouettes s’affinent par le sport qui sculpte les corps. La représentation de la figure se diffracté dans les tableaux cubistes, l’influence des arts africains se retrouve dans le statuaire moderne. La psychanalyse de Freud bouleverse la conception du corps que l’on découvre contrôlé par son inconscient. Les artistes d’art contemporain se réappropriont le corps qui devient support de création, toile de fond, expression de revendication sociale. À chaque génération l’image du corps se réinvente, est malmené, torturé, magnifié, sublimé, métamorphosé. 

Dans la limite des places disponibles – réservation au 03 82 56 12 43 ou à l’adresse contact@centre-jacques-brel.com (possibilité de suivre la conférence en ligne et en direct) 

 

 

 

 

 

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