2009-03 Autour de quatre femmes artistes en Moselle |
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Dans le cadre de la journée de la femme, le Centre Culturel Jacques Brel a invité quatre femmes artistes de Moselle : Marie-Cécile Massey, Béatrice Garcia, Michèle Bacalla et Jacqueline Grasset.
De la sculpture issue de l’univers du manga aux paysages poétiques, du livre d’artiste à la peinture, les plasticiennes nous ont présenté un travail dans des langages variés et des techniques d’expressions très diverses.
Cette exposition a été le support de rencontres et d’échanges entre les artistes et des groupes de femmes de Thionville, dans le cadre d’ateliers de vie sociale et quotidienne.
(voir la rubrique galeries photos)
Invitation
dossier de presse - femmes artistesMarie-Cécile Massey, sculpture

Née en 1969 à Nancy, initialement formée à la photo, puis concrétisant sa passion précoce pour le modelage aux Beaux-Arts de Metz, c’est finalement en autodidacte lors d’un séjour au Maroc que Marie, en liberté, campe cette manière brute et directe de s’exprimer. Depuis, c’est justement cette expression plutôt qu’une technique ou un support particulier qui motivera son travail.
Privilégiant l’exploration, la spontanéité, le même esprit exubérant et coloré s’empare de tout ce qui passe entre ses mains. Marie partage son activité entre son atelier situé à Metz Devant-Les-Ponts, le Centre Jacques Brel à Thionville en tant qu’intervenante, les collaborations pédagogiques, sociales et ses divers ateliers où la personnalité est toujours bienvenue et encouragée.
On croise régulièrement ses « pépettes » lors d’événements et expositions en région Lorraine, ainsi qu’à la boutique de « L’Arsenal » (Metz) et à « L’Artichaut » (Nancy).
"J'ai décidé d'exposer ces personnages, car ils sont le plus fidèle témoignage de ce que j'ai pu voir lors de mon voyage sur cette étrange planète : des petites filles à grosses têtes, qui se transforment en centaure zébré, des chenilles aux couleurs fluorescentes... Il me semble que cela vient de leur alimentation, des fruits sortis du tronc par pression ...J'y ai goûté, et d'ailleurs je crois que je ne me sens pas très bien. Quant aux objets "Kitsch", c'est le résultat de plusieurs années de récoltes d'objets ramassés sur des chemins ou lors de rencontres, ils ont tous une histoire à part entière, et réunis, ils en racontent une autre. Ce sont des objets de rien et j'aime la frontière entre le laid et le beau."
Marie-Cécile Massey
"L’artiste Béatrice Garcia poursuit son chemin à la découverte des possibles de la création picturale. Toujours en quête de nouvelles émotions, elle sait donner forme et couleur aux vers des poètes, insuffler vie aux écritures figées sur le papier en leur offrant un nouveau destin sur ses toiles lumineuses, courber les lignes au gré de son désir, dompter les matières rugueuses sous son pinceau habile. L’encre coule et se répand en strates qui se superposent, l’acrylique violent s’assagit au contact de la craie grasse, et les collages des matériaux divers assurent un lien émouvant avec le monde réel tout en le recréant. Reconnaissance de l’héritage de ses maîtres Alechinsky ou Schwitters, l’artiste opère à son tour en magicienne inspirée, et apporte sa touche originale, inclassable. Prêtresse des couleurs, elle bouscule les sens en inondant ses toiles de bleu profond, de jaune acidulé, de nappes orangées, réveille l’oeil d’une coulée vert aquatique, et le plonge dans des océans de rêverie joyeuse ou mélancolique. Avec Béatrice Garcia, la peinture est un voyage au pays de l’âme, où se dessinent les images de la bohème, dont on retient l’essence plutôt que les contours."
Sophie BOUR


La peinture.
"L'intérêt de la peinture, c'est de faire sentir.
C'est de l'espace qui fait sentir l'infini dans quelque chose qui ne l'est justement pas, mais qui est présent.
Le peintre est en quête de sa propre révélation, de sa transformation.
Nous sommes au bord du monde, de son commencement, de son naufrage, mais aussi à l'orée de nous-mêmes.
Où l'on frôle en équilibre instable, le sacré, le sublime, l'infini et le rien.
La peinture est un travail d’anticipation, de décalage et de métaphore."
Jacqueline Grasset
"Pour peu que l’on s’interroge, il y a différentes façons de s’expliquer avec la vie, avec les autres.
Petit à petit s’installe une pratique devenue refuge dans lequel l’indicible prend forme.
Un autre langage vient donner du sens à sa propre énigme, organiser d’autres choses plus cosmiques ou bien encore, comme un délice, il prolonge le mystère !
C’est en peignant que tout cela est advenu, c’est pour cela que je peins."
Michèle Bacalla

